Ce Que Signifie « Hacker » Dans Growth Hacker

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Un growth hacker, c’est littéralement un « bidouilleur de croissance », une personne qui va utiliser tous les moyens à sa disposition pour essayer de développer la croissance de son produit.

 

Pour exploiter au mieux toutes les pistes qui s’offrent à vous, il vous faudra faire preuve d’imagination et trouver les leviers d’acquisition qui collent à votre business. C’est une constante remise en question qui demande une parfaite maîtrise des outils d’analyse mais aussi de l’empathie vis-à-vis de vos utilisateurs. Dans la plupart des cas, les leviers classiques ne sont pas les plus optimisés pour votre business. Ça ne veut pas dire qu’il faut les ignorer pour autant, mais il faut parfois réussir à en jouer afin d’en tirer le meilleur profit. Rappelons-le : le but est d’obtenir le plus d’utilisateurs possibles.

 

Prenons par exemple les e-mails basés sur les notifications. Nous sommes tous familiers avec ce genre d’e-mails depuis l’arrivée de Facebook qui en use énormément. À chaque fois que quelqu’un fait une action qui est reliée à votre compte sur le réseau social, vous recevez une notification e-mail pour vous prévenir.

Facebook est devenu très bon à ce petit jeu, et l’une des choses qu’il fait très bien c’est de vous forcer à utiliser le call-to-action pour atterrir sur leur site. Je reçois donc un e-mail qui me dit par exemple que quelqu’un m’a identifié sur une photo, mais je suis obligé d’utiliser le lien qui m’est soumis pour voir la photo en question.

 

Facebook-call-to-action

 

 

C’est une stratégie intelligente de leur part car on se retrouve immédiatement aspiré par l’écosystème Facebook.

Les différents types de hackers

Mettons les points sur les « i », un hacker n’est pas un vilain pirate informatique boutonneux qui s’attaque à votre compte Gmail. Pour preuve, voici deux définitions.

 

Cracker (Anglicisme)

Déplomber, réussir à faire sur (un logiciel, un enregistrement, etc.) quelque chose qui est normalement interdit et impossible.

En 1993, la Request For Comments 1392 (RFC) définit un cracker comme un individu cherchant à accéder à un ordinateur sans en avoir l’autorisation.

Le terme « cracker » est proposé sur Usenet vers 1985 pour riposter à l’usage jugé impropre de hacker.

 

Hacker

Le hacker est « quelqu’un qui hack », ou « construit un hack ». En 1996, la Request for comments 1983 définit un hacker comme une personne qui se délecte de la compréhension approfondie du fonctionnement interne d’un système, en particulier des ordinateurs et réseaux informatiques.

On peut alors définir le hacking comme un bricolage créatif visant à améliorer le fonctionnement d’un système. Cette dernière définition fait écho à celle utilisée depuis les années 1950 par les radio-amateurs.

 

Les différents types de hackers

Le hack au quotidien

life-hackSe réfère plutôt à des personnes ingénieuses, originales ou inventives capables d’utiliser tout ce dont elles disposent sous la main pour en faire une solution qui ne peut être négligée par les autres. On les retrouve souvent sous le terme de « life hackers ». Leur attitude se rapproche de celle du growth hacker car ils se forcent à être ingénieux pour trouver un chemin vers la croissance. Cette voie vers la croissance n’est pas souvent naturelle et il faut souvent beaucoup de créativité pour la trouver.

 

Vous pourrez retrouver de très nombreuses sources d’inspiration au sein de communautés telles que celles du Do It Yourself qui regorge d’idées concrètes ou encore les Fablabs qui sont de véritables petites usines à innovation propulsées par l’imprimante 3D et les modules tels que l’Arduino ou le Raspberry Pi. Le hack est omniprésent dans ces domaines où bien souvent le manque de moyens force la créativité.

Software Hacker

software-hackCe terme est parfois utilisé pour faire référence à un ingénieur logiciel, même si le growth hacker n’est pas forcément un programmeur, il doit être capable d’utiliser les technologies et de les détourner pour atteindre ses buts. S’il n’est pas nécessaire pour un growth hacker de savoir programmer, il est en revanche essentiel pour lui de comprendre la programmation pour se coordonner avec ceux qui seront en charge de celle-ci. N’oublions pas que les produits et/ou stratégies de marque sont maintenant essentiellement basés sur la technologie et que la compréhension de celle-ci est essentielle.

 

L’un des exemples les plus connus de ce type de hack destiné  à la croissance est celui de Airbnb. Celui-ci se trouve – à mon sens – à la limite entre le hack software et le black hat tant la méthode utilisée est tendancieuse.

Le hack qui avait été mis en place par Airbnb consistait à utiliser la célèbre plateforme américaine Craigslist pour y déposer les annonces de ses utilisateurs de manière couplée entre les deux plateformes. Pour ce faire, ils se sont créés leur propre API qui faisait le pont entre Craigslist et leur site. De cette manière ils ont pu allègrement profiter de la visibilité de Craigslist et s’appuyer dessus pour se développer.

Le black hack

black-hackPlus proche du cracker que du hacker, je le définirais ici comme un hacker black hat pour lequel toutes les méthodes sont bonnes pour acquérir de nouveaux utilisateurs. On y retrouve les méthodes black hat SEO consistant, par exemple, à passer outre la sécurité d’un serveur afin d’y poser des pages, mais aussi le spam et autres pratiques disons borderline.

 

La question qui se pose ici est « peut-on utiliser tous les moyens pour activer la croissance de son entreprise ? » La réponse est certainement directement liée à l’éthique de chacun.

Le lien entre tout ça ? La créativité !

Ligne de fond du growth hacker

ideaC’est un point que chaque marketeux se doit de garder à l’esprit, être capable de toujours se remettre en question, d’essayer puis rater pour mieux recommencer. Trouver « le truc » le « AHA moment » comme ils disent là-bas, aux States. C’est être en mesure de prendre les éléments que l’on a sous la main et d’y incorporer une touche de créativité, repenser l’espace dans lequel on pose notre réflexion pour y apporter des éléments nouveaux et les combiner sous une nouvelle forme. Mais le sujet est vaste et mériterait un approfondissement bien trop conséquent pour être développé ici. Alors en attendant, voici quelques méthodes pour vous inspirer.

Comment s’inspirer

  • Stimuler le cerveau en faisant appel à sa mémoire, grâce à des objets, en allant piocher des mots dans le dictionnaire etc…
  • Casser les structures existantes en rompant avec les habitudes et évidences
  • Importer des idées en provenance d’autres domaines
  • Relier les idées qui n’avaient jamais été reliées avant, créer du neuf, innover !
  • Pour sortir du mode production
  • Repasser en mode création, rien ne vaut une feuille de papier et un crayon
  • Repasser en mode attention vague et en mode associatif pour faire émerger de nouvelles idées
  • Libérer la mémoire de travail, couper tout gadget qui viendrait sans cesse interrompre dans une réflexion ou vous préoccuper l’esprit

Supprimez les ordinateurs !

À noter également que l’ordinateur met automatiquement dans une position de production et non de création. Il s’agit d’une bonne source d’inspiration en amont à consulter dans une phase préalable. Tant que la vision est accaparée par l’ordinateur, les autres sens sont bloqués et votre cerveau sera irrémédiablement axé sur la vue.

 

Enfin, il est essentiel de se créer un environnement où l’on a la possibilité d’être créatif. J’entends par là une pièce de préférence au calme qui vous permette de poser vos idées au clair et de jouer avec votre imagination pour stimuler votre création. Pour cela rien de pire qu’un bureau vide. Ajoutez des objets qui vont aider votre cerveau en stimulant la mémoire.

 

Et n’oubliez pas qu’une solution ne se trouvera certainement pas en cinq minutes sur un coin de table ! Vous n’êtes pas des distributeurs automatiques de solutions !

Hacker c’est être inventif !

Le hacker dans growth hacker c’est cette dose de créativité qui fait partie intégrante de l’esprit du growth hacker et qui est bien souvent oubliée ou mise de côté. Bien plus que l’une des nombreuses facettes du growth hacker, celle-ci doit être au cœur de toute réflexion.

 

Alors maintenant allez-y, sortez, découvrez, inspirez-vous ! Il existe un grand nombre de haut lieu de la créativité en France, notamment à Paris. Je vous invite donc à aller faire un tour au 104, la Gaîté Lyrique, LABCOM, La Cantine et bien d’autres lieux d’inspirations. Il existe également de nombreuses occasions de se rencontrer et d’échanger autour de ses projets tels que les apéros entrepreneurs qui sont de bons endroits pour partager avec d’autres et vous offrir une perception différente de votre projet.

 

Si vous aussi vous avez vos petites techniques bien à vous pour stimuler votre créativité, n’hésitez pas à les partager ci-dessous dans un petit commentaire, faire évoluer une idée peut se faire aussi via le partage ;)

Stéphane Monin

Startupeur passionné par le web, le DIY et le hack. Je partage ici mon amour du marketing orienté Start –up, mais pas que. N’hésitez pas à me contacter.

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